ImmobilierUne reflexion sur l'avenir des professions immobilières




Une reflexion sur l'avenir des professions immobilières

L’économiste Bernard Worms s’est vu confier une mission sur l’avenir de la profession immobilière. Une étude demandée par les ministres du logement et de l’économie, qui se veut une réflexion vers une évolution de ce métier face à la révolution numérique.

UNE PROFESSION QUI DOIT S’ADAPTER

C’est à la demande des ministres du logement et de l’économie, qui ont conjointement fait connaître leur désir de voir la profession se moderniser pour se tourner vers l’avenir et s’adapter à un monde qui change, qu’une mission sur l’avenir de la profession immobilière a été lancée. Bien que le gouvernement se soit vu quelque peu remanié, cette analyse se doit d’être réalisée.

L’immobilier est sans aucun doute l’une des professions qui subit de plein fouet l’expansion grandissante des outils numériques et d’une concurrence internationale qui tend à prendre de plus en plus d’ampleur. Il était donc, d’après les deux ministères concernés, important qu’une mission soit lancée afin d’établir un constat précis de la situation et d’y apporter les solutions nécessaires.

Quels changements cette révolution numérique a-t-elle générée au sein de la profession et quelles sont les propositions à apporter tant au niveau juridique qu’économique pour consolider l’efficacité de ces professionnels. Telles sont les problématiques posées et auxquelles l’économiste Bernard Worms devra tenter d’apporter des solutions dans cette mission.

UN CONSTAT QUI IMPOSE UNE EVOLUTION

La démocratisation des outils numériques a considérablement modifié les méthodes de travail des professions immobilières. Les sites de petites annonces se multiplient permettant à tout particulier de mettre son annonce de vente en ligne. Une concurrence non négligeable devant laquelle il est indispensable pour les professionnels de réagir. De plus l’arrivée d’agents immobiliers mandataires complique encore la situation, une nouvelle méthode de travail qui fait bien souvent exclusivement appel à internet.

C’est donc afin d’établir un constat précis de cette évolution du métier et des nouveaux paramètres qui prennent une importance grandissante, que les ministres du Logement et de l’économie ont confié cette analyse. Bien poser le problème afin d’être en mesure d’y apporter les solutions qui s’imposent et permettront aux professionnels de se moderniser pour rester performants.

De plus internet internationalise le marché de l’immobilier, faisant tomber les distances et les barrières de la langue. Il n’est ainsi désormais plus impossible à personne de réaliser une transaction à l’étranger.

TROUVER DES SOLUTIONS POUR SE MODERNISER

Bernard Worms, économiste est également président du conseil national de la transaction de la gestion immobilière, créé en 2014 dont l’objectif est d’encadrer les professionnels du secteur. C’est par conséquent à un expert, que cette analyse que le gouvernement souhaite disposer, a été confiée et qui devra être remise en juillet de cette année à Emmanuel Macron, ministre de l’économie ainsi qu’à Emmanuelle Cosse, nouvellement nommée au ministère du logement.

Une mission qui devra inventorier les différents changements intervenus ces dernières années du fait de la révolution du numérique. Détaillée et précise, cette analyse permettra de recenser les différentes difficultés et concurrences auxquelles l’activité classique des professionnels de l’immobilier se trouvent désormais confrontés.

Le constat posé, c’est dans un deuxième temps les réponses qui doivent être apportées que l’économiste devra proposer. Renforcer l’efficacité de la profession, modernisation des outils comme des méthodes de travail, adaptabilité des professionnels à une concurrence féroce venant de tous bords (partenariat de sites internet de petites annonces avec les notaires, émergence de réseaux immobiliers et multiplication des annonces de particuliers). Les conditions d’exercice de cette profession sont donc profondément bouleversées et les pouvoirs publics ont également un rôle à jouer dans l’encadrement de cette évolution afin d’encadrer la profession, sanctionner les dérives et protéger chacun des intervenants.

Il est essentiel comme urgent que les agents défendent leurs droits, justifient leur tarifs par leur expertise et les services professionnels qu’ils proposent sans oublier d’être en mesure d’utiliser au mieux et de tirer parti de toutes les nouvelles technologies qui ne cessent de s’inventer et d’envahir le marché.

 



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